Notre Job, texte de Virginia Hasenbalg

 

C’est notre Job

Virginia Hasenbalg

Le premier verset du texte de Job nous dit qu'il était originaire du pays d'Ouç. Bottéro, Chouraqui, et la TOB vont situer ce signifiant géographiquement. En revanche, Maïmonide nous dira que «c'est l'impératif du verbe réfléchir, méditer; c'est donc comme si l'on nous disait, médite sur cette parabole, réfléchis-y, cherche à en pénétrer le sens».

La neutralité bienveillante et la non-réponse à la demande, qui définissent la technique analytique, se fondent sur la nécessité fondamentale dans l'analyse d'amener l'analysant à la reconnaissance de la nature de ce que Lacan appelle le grand Autre. Le lieu de l'Autre n'est occupé par personne.

La présence de l'analyste, sa « bienveillance », et le transfert qui en découle encadrent cet instant de vérité d'une façon dialectique. Sa présence le voile, mais l'abstinence laisse retentir l'écho de l'absence. Si l'analyste répondait aux demandes de l'analysant, il entretiendrait le leurre que dans l'Autre il y a quelqu'un, et qui plus est, quelqu'un qui sait.

Nous avons ainsi tous rendez-vous avec Job, comme moment de suspension oĂč le sujet perçoit que ce lieu, ce lieu de l'Autre, n'est habitĂ© par personne.

Job reprĂ©sente le moment de dĂ©rĂ©liction caractĂ©risĂ© par cet appel Ă  l'Autre dans lequel le sujet se confronte au silence... divin. La non-rĂ©ponse Ă  la demande frustre le sujet, le conduit rĂ©gressivement vers ses fixations infantiles. Le sujet fait l'Ă©preuve que rien dans l'Autre ne vient l'assurer dans son ĂȘtre. Il ressens alors la dĂ©tresse radicale sur laquelle s'appuie son existence.

En tant que tel, ce moment de manque Ă  ĂȘtre est un instant logique qui prĂ©cĂšde et conditionne une position dĂ©sirante. Le dĂ©sir est ainsi rendu possible par la mise en place concomitante d'un objet produit par la perte assumĂ©e de ce qui jusque-lĂ  dĂ©finissait l'ĂȘtre du sujet. On voit chez Job la saisie, dans sa persistance de cet instant. Il est au bord de la ville, sur un tas d'ordures, qui d'une façon mĂ©tonymique dĂ©signe le sujet lui-mĂȘme comme reste de ce processus. Il demande, il exige, il implore des explications Ă  Dieu - comme un analysant. Il ne comprend pas pourquoi il a Ă©tĂ© ainsi abandonnĂ©. La demande Ă  l'Autre est poussĂ©e Ă  l'extrĂȘme, et prend toute sa force tragique de l'absence de rĂ©ponse. Comme dans une cure, lorsque la question de sa limite est posĂ©e. Autrement dit, le vide dans l'Autre, comme trait de structure, se prĂȘte toujours Ă  une interprĂ©tation traumatique. Et c'est la façon de concevoir le trauma qui rĂšgle l'issue de l'opĂ©ration.

Ce qui fait trauma chez le sujet, c'est la perte inscrite, dĂšs le dĂ©part, de par le fait de la parole car nommer les choses, c'est les perdre. Mais, cette perte fraye un passage pour accĂ©der au symbole de plein emploi. Ceci nous fait dire, que le fait d'ĂȘtre parlant implique un traumatisme fondateur, structurel.

Mais ce fait qui n'est attribuable Ă  personne est difficilement admissible en tant que tel. Alors que le propre de la nĂ©vrose est de l'attribuer aux figures, aux « ĂȘtres » qui ont participĂ© Ă  la constitution du sujet. Certes, les hommes et les femmes qui occupent ces places de parents peuvent plus ou moins bien introduire l'enfant Ă  une place dĂ©sirante. Il est banal de porter ces marques toute la vie durant, Ă  ce dĂ©tail prĂšs, que cela devient facilement l'alibi de la nĂ©vrose. Il s'agit dans ce cas de prĂ©fĂ©rer un traumatisme attribuable a quelqu'un Ă  la confrontation avec la dĂ©tresse fondatrice du dĂ©sir.

Job montre ce moment de vacillation. Est-ce de la faute de Dieu, comme ses amis le poussent Ă  le croire, et par consĂ©quent Ă  blasphĂ©mer? Ou bien, s'agit-il d'une question dont il ne connaĂźt pas la rĂ©ponse? C'est parce qu'il ne sait pas, c'est par ce qu'il ne sait pas, que Job sait attendre. Dans cette attente, Job perçoit que de son ĂȘtre il ne reste que le nom. Perception perspicace de notre condition. Puis, Dieu rĂ©pond. En tant que pĂšre qui gronde l'enfant qui le dĂ©fie, qui le conteste, Il lui dit : « OĂč Ă©tais-tu lorsque je crĂ©ais le monde? » Il ne fait que rappeler le principe crĂ©ateur, la semence fĂ©condante qui dĂ©finit en elle-mĂȘme la puissance de l'homme, et avec elle, la sortie d'une aliĂ©nation Ă  la figure maternelle.

On peut ainsi voir comment il y a 2500 ans l'auteur, ou les auteurs de Job ont su parler de notre condition, et d'une façon exemplaire car inaugurale. La Bible montre ce que ces hommes savaient de leur condition. Un savoir qui reste intimement lié à la religion.

Ainsi, curieusement, Job nous confronte à la déréliction. Il décrit le mouvement d'appel vers ce lieu Autre, en faisant tragiquement sentir l'absence de réponse.

Le thĂšme de « l'honnĂȘte homme qui veut savoir pourquoi il souffre » s'Ă©tait dĂ©jĂ  posĂ© dĂšs les dĂ©buts du IIe millĂ©naire en MĂ©sopotamie et en Égypte. BottĂ©ro[i] nous dit qu'il y a trois ou quatre oeuvres d'envergure qui traitent justement de ce problĂšme en MĂ©sopotamie ancienne, et qui prĂ©cĂ©dent Job. Cela donne un terrain prĂ©alable Ă  l’émergence du monothĂ©isme, et donne la mesure de la portĂ©e de cette invention introduit.

Le texte est divisĂ© en cinq parties. Il est fort probable que le prologue et l'Ă©pilogue, seuls en prose, n'aient constituĂ© rien qu'Ă  eux un conte folklorique. La maniĂšre de poser le problĂšme et, surtout, de le rĂ©soudre, s’inscrivent dans la logique d’une « justice rĂ©tributive ».

Il est dit que Satan obtient l'accord de Dieu pour mettre Ă  l'Ă©preuve la fidĂ©litĂ© de Job. Dieu l'en autorise Ă  la seule condition de prĂ©server sa vie. « PrĂ©serve sa vie », dit la TOB; « son Ăąme », dit MaĂŻmonide; « son ĂȘtre », dit Chouraqui... On perçoit lĂ  clairement les difficultĂ©s posĂ©es par la traduction. Il va de soi que toute la polysĂ©mie signifiante du texte original s'y perd. La psychanalyse, elle, dirait: prĂ©serve sa vie, mais pas son ĂȘtre. Mais cela nĂ©cessiterait un plus long dĂ©veloppement...

Job perd ses enfants et ses biens, son Ă©pouse le pousse au blasphĂšme. Il attrape une maladie purulente, « ma chair s'est vĂȘtue de putrĂ©faction, de croĂ»te, de poussiĂšre; ma peau sidĂ©rĂ©e suppure ». Il finit exilĂ©, confondu avec les ordures mĂ©nagĂšres qui brulaient en bordure de la ville.

L'épilogue confirme le dogme populaire de la rétribution: il récupÚre deux fois ce qu'il avait perdu, et gagne en plus une trÚs longue vie.

Il est intéressant de constater que Maïmonide situe correctement les dimensions historiques de la Bible bien avant son étude actuelle rendu possible par les rapprochements linguistiques avec les peuples voisins grùce au décryptage d'écritures et de langues du Croissant fertile. La partie plus ancienne date de l'époque des Rois (-X), l'autre, d'aprÚs l'exil en Babylone (-587). C'est-à-dire 100 ans avant Platon.

Les JudĂ©ens exilĂ©s en Babylone avaient tout perdu. Cette circonstance les amĂšne Ă  une remise en question du principe de la justice restitutive qui comporte l’idĂ©e de rĂ©compense de Dieu Ă  ceux qui lui restent fidĂšles. Ils sont donc confrontĂ©s Ă  une impasse.

Ainsi, l'idĂ©e d'ĂȘtre abandonnĂ© par Dieu trouverait son explication dans un traumatisme prĂ©cis qui aurait pu mettre en cause l'invention du monothĂ©isme lui-mĂȘme. Mais, ce traumatisme a poussĂ© l'homme Ă  inventer une issue nouvelle face Ă  l'expĂ©rience de la dĂ©rĂ©liction. L'exil l'oblige Ă  forger une issue qui tienne malgrĂ© les faits rĂ©els qui viennent contredire ce qui jusqu’alors semblait aller de soi.

Mais en quoi consiste l’issue Ă  cette impasse ? Cette rĂ©ponse nous intĂ©resse parce qu’elle est superposable Ă  la dĂ©tresse que l’analysant rencontre Ă  certains passages de sa cure face au silence de l’analyste.

Revenons au texte de Job.

Comme il a Ă©tĂ© dit plus haut, le texte se compose de cinq parties. La premiĂšre partie ( Satan dĂ©fie Dieu, Job perd tout) et la cinquiĂšme (Job rĂ©cupĂšre ce qu’il a perdu) constituerait un conte trĂšs ancien qui s'appuie sur la logique restitutive qui veut que celui qui croit est rĂ©compensĂ©).

Le cƓur du texte est composĂ© de dialogues.

Ainsi, dans la deuxiÚme partie, Job s'entretient avec trois amis qui se moquent plus ou moins de sa fidélité à Dieu malgré les évÚnements. Dans la troisiÚme, Elihou, un autre ami, lui parle de la valeur éducative de la souffrance, et introduit par là le quatriÚme temps : le dialogue entre Job et Dieu. La réponse de Dieu, tant attendue, apparaßt comme seule réponse possible aux plaintes apparemment justifiées de Job: pourquoi m'as tu abandonné?

Dans le dialogue avec les amis (ceux qui le poussent Ă  abandonner « son » Dieu) on remarque une double adresse de la part de Job, tantĂŽt il parle Ă  ses amis, tantĂŽt Ă  Dieu. Ceci fait qu’on peut « entendre » dans ses propos qu’il s'adresse Ă  Dieu directement comme s’il Ă©tait un semblable. Il profĂšre des reproches directs « Tu m'immerges dans le pourrissoir » (Job 9 :31), « tu cherches mon tort » (Job 10 :6), ou indirects « [...] il achĂšve l'intĂšgre avec le criminel, il se moque de l'anĂ©antissement des innocents » (Job 9 :23).

Job se plaint de sa souffrance « Oui, je tremble de tremblement; il m'atteint ».

« Ce qui m'épouvantait est survenu contre moi.

Je ne m'apaise pas, je ne me calme pas,

Je ne me repose pas: l'exaspération est venue. » (Job 3 :25,26)

« Quelle est ma force pour que je patiente?

Quelle est ma fin, pour que je prolonge mon ĂȘtre? » (Job 6:11)

 

Il supplie, il réclame :

« Sachez-le cependant, oui, Eloha m'a fait du tort.

Il m'a enfermé dans sa trappe.

Voici, je crie violence, mais pas de réponse;

J’appelle, mais pas de jugement.

Il a clÎturé ma voie en impasse pour moi. » (Job 19 :6)

« Fixe pour moi une loi, un délai; souviens-toi de moi! » (Job 14 :13)

Eliphaz, l’un des amis, lui dit, entre autres: « Crie, donc! Existe-t-il, ton interlocuteur? » (Job 5 :1).

Le drame ainsi posĂ©, la question rĂ©sonne dans le vide de l'absence de rĂ©ponse: y a-t-il quelqu'un au lieu de l'Autre? Et du coup, c'est son ĂȘtre lui mĂȘme qui vacille, rĂ©duit Ă  n’ĂȘtre qu’un mot, Ă  n'ĂȘtre qu'un pur effet du signifiant. C'est lĂ  que la situation devient de plus en plus tendue. Job accepte de tout perdre, Ă  condition que Dieu accepte le fait, que lui, Job, est juste. La reconnaissance devenant Ă  la fin sa seule attente.

Ce qui constitue le « juste souffrant » c’est donc la non-rĂ©ponse de Dieu, mais les propos des amis finissent par le renvoyer Ă  la faute qu’il aurait commise pour expliquer la situation. Pour s'en dĂ©fendre, le « juste souffrant » glisse vers l'orgueil, qui se prolonge dans la revendication.

Le quatriĂšme ami, Elihou, dont le nom porte la sonoritĂ© du nom de Dieu lui-mĂȘme, Eloha, sera le dernier Ă  parler avant Dieu. Ses propos mĂ©ritent d'ĂȘtre citĂ©s: « Pourquoi l'as tu combattu? Est-ce parce qu'il n'a pas rĂ©pondu Ă  toutes tes paroles? » (Job 33,13). Il dira aussi que Dieu transparaĂźt au travers du malheur pour que les hommes sortent de l’orgueil.

Il en dĂ©coule l'idĂ©e que, si la situation amĂšne Ă  ce que l'homme admette que personne ne rĂ©pondra Ă  toutes ses paroles, et que, si par lĂ  mĂȘme, il arrive Ă  tempĂ©rer son orgueil, la rĂ©ponse est dĂ©jĂ  toute trouvĂ©e.

Mais Dieu finit par rĂ©pondre, et affirme d’emblĂ©e que c'est Lui le CrĂ©ateur, et en dĂ©crivant Sa crĂ©ation, il fait entendre qu'entre Lui et Sa crĂ©ature il y a un fossĂ© infranchissable. Il impose son autoritĂ©, celle qui lui revient d'occuper le lieu Autre. Il remet Job Ă  sa place en rappelant l'hĂ©tĂ©rotopie fonciĂšre qui les sĂ©pare. Dieu affirme Sa toute-puissance. «OĂč Ă©tais-tu quand j'ai fondĂ© la Terre? Indique-le, puisque tu dĂ©tiens l'omniscience!» On peut ici saisir une allusion Ă  la scĂšne originaire. Dieu, en tant que figure transcendĂ©e du pĂšre transforme le lien d'immĂ©diatetĂ© qui s’impose avec la mĂšre, celle qui serait censĂ©e rĂ©pondre Ă  « toutes » les paroles...

Se met donc en place une hétérotopie entre l'homme et Dieu, telle celle qui existe entre un homme et son pÚre. La figure de Dieu vient valider, légitimer celle du pÚre, en consolidant sa transcendance.

Mais cette transcendance, cette "trans" qui dĂ©signe un au-delĂ  de la rĂ©alitĂ© dans son immĂ©diatetĂ©, rend compte de la structure : le sujet se constitue dans son rapport au lieu de l'Autre en tant qu'au-delĂ  de l'Autre rĂ©el qu'est la mĂšre. Un signifiant de l'autoritĂ©, appelĂ© signifiant maĂźtre dans l'enseignement de Lacan, met en place ce lieu de l'Autre. Rappelons que obĂ©ir vient d'oboedire en latin, "prĂȘter l'oreille".

Mais, puisque le signifiant a comme effet l'Ă©vanescence du monde des objets, non seulement la mĂšre, mais le sujet lui-mĂȘme, doit subir l'effet de barre propre au signifiant. Le sujet se divise, la toute-puissance maternelle est remplacĂ©e par la puissance fĂ©condante de l'homme comme cause derniĂšre de son existence.

Le renoncement du sujet à la position d'objet (phallus imaginaire) pour la mÚre, socle d'un narcissisme engluant, consacre alors un signifiant sans signifié mais à portée éminemment symbolique, le phallus.

Curieusement, BottĂ©ro, qui n’est pas psychanalyste, fait une remarque fort intĂ©ressante sur le verbe «fendre», prĂ©sent dans Job et dans d'autres textes bibliques postĂ©rieurs Ă  l'exil, et qui pour l'analyse renvoie Ă  l'effet de la barre. Il dit que ce terme proviendrait de la tradition babylonienne, du partage en deux de la dĂ©esse Tiamat, divinitĂ© maternelle antĂ©rieure au monothĂ©isme.

Tiamat est une divinitĂ© mĂ©sopotamienne. Dans la mythologie babylonienne, Tiamat personnifie les eaux salĂ©es des ocĂ©ans oĂč rĂšgne le chaos. Son nom pourrait provenir du summĂ©rien: ti (vie) et ama (mĂšre). Elle est aussi et avant tout la mĂšre de tout ce qui existe, incluant aussi les dieux eux-mĂȘmes. Son Ă©poux est ApsĂ», la personnification des abimes d'eau douce qui gisent sous la terre. De leur union, de l'eau salĂ©e de la mer et de l'eau douce des abimes, naissent les deux premiers dieux. Dans le rĂ©cit Ă©pique de la crĂ©ation Ă©crit vers la fin du IIIe millĂ©naire av. J.-C., leurs descendants commencĂšrent Ă  irriter Tiamat et Apsu qui dĂ©cidĂšrent de dĂ©truire leur progĂ©niture. L'un des enfants, lorsqu'il dĂ©couvrit leur stratagĂšme, entreprit de tuer Apsu pendant son sommeil. Tiamat tomba dans une rage incontrĂŽlable quand elle apprit la mort de son mari et voulut le venger. Elle crĂ©a une armĂ©e de crĂ©atures monstrueuses dirigĂ©es par son nouvel Ă©poux Kingu, qui Ă©tait aussi son fils. Par la suite, Tiamat fut dĂ©faite par le jeune dieu Marduk qui Ă©tait venu au monde dans les abimes de la mer d'eau douce. Marduk fendit son corps en deux : de son torse et sa tĂȘte il crĂ©a les cieux, de ses jambes et membres infĂ©rieurs il crĂ©a la terre. De Tiamat naquit l'eau venue en nuages et ses larmes devinrent la source du Tigre et de l'Euphrate. Kingu pĂ©rit lui aussi, et de son sang, Marduk crĂ©a les premiers hommes. "L'abĂźme" (en HĂ©breu "tehom") au tout dĂ©but de la GenĂšse est un terme dĂ©rivĂ© de Tiamat. (Extrait de Wikipedia)

On voit ainsi à l'oeuvre un nouage entre différents  registres. Des récits rendent compte d'une façon plus ou moins imaginaire de la structure qui nous gouverne. C'est une raison de plus pour explorer le lien qui unit et sépare la religion et la psychanalyse.


Bibliographie

Bottéro, Jean, Naissance de Dieu, Gallimard, 1986.

BottĂ©ro, Jean, MĂ©sopotamie, L’écriture, la raison et les dieux, Gallimard, 1987.

TOB, Traduction Oecuménique de la Bible, Le Cerf, 1991.

Chouraqui André, La Bible, Desclée de Brouwer, 1985.

La Bible Annotée, AT5, PERLE, 1982.



 




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